Hikui
Le hikui est une affection tumorale cutanée décrite chez la carpe koï, surtout sur les zones rouges de certaines variétés. Les lésions peuvent former des plaques ou des nodules rouge sombre, œdémateux et parfois érodés. L’étude histologique de référence les identifie comme des tumeurs de la paroi périvasculaire, probablement issues de cellules péricytaires.
Présentation et diagnostic
La série publiée en 2016 portait sur neuf koïs : cinq présentaient l’aspect considéré comme typique et quatre des plaques ou nodules atypiques. Les tumeurs étaient non encapsulées, infiltrantes et formées de cellules fusiformes organisées autour de capillaires. Leur immunoréactivité à l’actine du muscle lisse et leur ultrastructure soutenaient une origine péricytaire.
Le terme « hikui » ne doit donc pas être appliqué à toute altération d’une zone rouge. Traumatisme, ulcération infectieuse, autre tumeur ou trouble pigmentaire peuvent produire une apparence voisine. Le diagnostic de certitude repose sur une biopsie représentative et un examen histopathologique ; l’examen macroscopique ou la variété, par exemple Kohaku, Sanke ou Showa, ne suffisent pas.
Prise en charge et limites
La nature tumorale exclut de présenter systématiquement le hikui comme « bénin ». L’infiltration locale, l’étendue, la localisation et l’état général du poisson doivent être évalués. La publication suggère qu’une exérèse peut être utile dans des cas peu étendus, mais elle ne fournit pas un protocole universel ni une garantie d’absence de récidive.
Toute intervention doit être planifiée par un vétérinaire connaissant les poissons : anesthésie, hémostase, profondeur des marges, qualité de l’eau, cicatrisation et résultat histologique influencent la décision. Aucun agent infectieux ou facteur environnemental unique ne peut être affirmé comme cause sur la base de cette seule série.
Référence
- Sirri R, Mandrioli L, Brachelente C, et al. « Hikui disease in nine koi carp (Cyprinus carpio): first description of a cutaneous perivascular wall tumour ». Veterinary Dermatology. 2016;27(4):267-e66. 10.1111/vde.12338