Cutané
Cutané qualifie ce qui appartient à la peau, s’y produit ou l’atteint. Une lésion cutanée siège dans l’épiderme, le derme ou leurs structures associées ; une administration cutanée applique un produit sur la surface du corps. Le terme indique une localisation générale et ne décrit à lui seul ni la nature, ni la profondeur, ni la cause d’une anomalie.
Particularités chez les poissons
La peau des poissons est une interface vivante directement exposée à l’eau. Son épiderme reste généralement non kératinisé et contient des cellules sécrétrices ; la surface est couverte de mucus. Le derme sous-jacent porte les écailles lorsqu’elles existent. Pigmentation, perception, échanges ioniques et défense immunitaire peuvent donc participer à une manifestation dite cutanée.
Description clinique
Une observation doit préciser la région, le côté, l’étendue, la profondeur apparente et l’évolution. Érosion, ulcère, hémorragie, excès de mucus, dépigmentation et nodule ne sont pas des synonymes. Une atteinte visible à travers la peau peut provenir d’un tissu sous-cutané ou musculaire ; inversement, une altération microscopique de l’épiderme peut exister sans lésion macroscopique.
« Cutané » ne constitue pas un diagnostic étiologique. Traumatisme, parasite, bactérie, toxique ou déséquilibre environnemental peuvent produire des signes proches. Le prélèvement doit éviter de contaminer la zone et être choisi selon l’hypothèse : raclage, empreinte, biopsie, culture ou histologie.
Références
- Xu Z et al. « Teleost skin, an ancient mucosal surface that elicits gut-like immune responses ». PNAS, 2013. 10.1073/pnas.1304319110
- Akat E et al. « Comparison of vertebrate skin structure at class level ». The Anatomical Record, 2022. 10.1002/ar.24908