Bactérie
Une bactérie est un organisme cellulaire appartenant au domaine Bacteria. Sa cellule est procaryote : son matériel génétique n’est pas enfermé dans un noyau délimité par une membrane. Les bactéries présentent une très grande diversité de formes, de métabolismes et d’habitats. Dans les systèmes aquatiques, elles participent aux cycles biogéochimiques, vivent avec les organismes ou dans les biofilms, et seules certaines provoquent des maladies.
Organisation et diversité
La cellule bactérienne possède une membrane plasmique, des ribosomes et un chromosome localisé dans un nucléoïde. De nombreuses espèces ont une paroi, mais sa composition et les enveloppes externes varient. Le génome n’est pas nécessairement limité à une unique molécule circulaire : des chromosomes linéaires ou multiples et des plasmides existent.
Le terme procaryote décrit un type d’organisation cellulaire et regroupe deux domaines distincts, Bacteria et Archaea. Une archée n’est donc pas une bactérie. De même, les anciennes « algues bleues » sont des cyanobactéries, non des algues eucaryotes.
Rôles dans les systèmes aquatiques
Certaines bactéries minéralisent la matière organique, oxydent l’ammonium ou le nitrite, réduisent le nitrate ou participent au microbiote des animaux. Elles peuvent vivre libres, associées à des particules ou dans un biofilm. Une détection moléculaire signale la présence d’un matériel génétique, mais ne démontre pas toujours que les cellules sont vivantes, abondantes ou responsables d’une lésion.
Une bactériose ne se déduit pas de la seule présence d’une bactérie. L’agent, les tissus atteints, les lésions, la réponse de l’hôte et le contexte épidémiologique doivent être concordants.
Références
- Woese CR, Kandler O, Wheelis ML. Towards a natural system of organisms: proposal for the domains Archaea, Bacteria, and Eucarya. Proceedings of the National Academy of Sciences. 1990;87:4576-4579. 10.1073/pnas.87.12.4576
- Oren A. Prokaryote diversity and taxonomy: current status and future challenges. Philosophical Transactions of the Royal Society B. 2004;359:623-638. 10.1098/rstb.2003.1458